• Pourquoi (ne pas) faire sage-femme

    Sage-femme, quel bô métier.

    Certes.

    Mais d’abord, pourquoi faire sage-femme ? Soyez fiers de moi, j’ai beaucoup investigationné. J’ai… posé la question sur Twitter. Pour beaucoup c’est être auprès des couples dans un moment particulier. Aider les femmes (et là on sent le versant féministe). Ou encore… donner la vie (mais dans ce cas je pense qu’il vaut mieux être côté patiente, nous on ne fait que tendre les bras).

    Alors oui c’est vrai, en théorie. Et en théorie sage-femme c’est aussi une profession autonome et indépendante dans son champ de spécialité : la grossesse physiologique et le suivi gynécologique de prévention.

    Sage-femme c’est une personne lambda, disons, Tatiana. Tatiana au lycée aimait beaucoup les SVT… enfin surtout la biologie parce que les cailloux ça va un moment. Elle voue au corps féminin une vraie passion… enfin surtout les organes génitaux. Et puis aussi elle est féministe et adore les bébés, ou pas. Elle aimerait exercer un métier valorisant, avec des responsabilités et une certaine autonomie. Et puis, mine de rien, avec la Crise elle s’intéresse aussi à la sécurité de l’emploi, à un salaire correct… faut dire que ça rassurerait beaucoup sa maman.

    Suivons donc cette jeune demoiselle dans parcours professionnel épanouissant.

     

    Tatiana 17 ans et demi s’inscrit en PACES. On lui demande d’apprendre par cœur des cours notamment ceux de Sciences Humaines et Sociales mais ça ne lui fait pas peur, elle avait régulièrement des 20/20 en poésie. Le concours, les résultats, elle redouble. La deuxième année, elle apprend encore. Le concours, c’est y est, la voilà admise en école de sages-femmes.

    Des cours, des cours, enfin quand le prof n’a pas oublié qu’il avait cours, et un peu de stage (réforme oblige, on valorise la théorie les premières années). Même qu’on veut des étudiants bilingues français/anglais c’est bien, ils passent le TOEIC… examen des plus adaptés à l’anglais médical qu’ils apprennent quelques heures par an.

    Les années passent, un projet d’étude, des analyses de données aboutissant vers un mémoire de M2 et hop un diplôme de sage-femme. Tatiana est heureuse, sa vie va commencer.

     

    Comme la majorité de ses congénères elle va donc bosser dans une maternité. Enfin si elle en trouve une… parce que la sécurité de l’emploi,  elle fait d’emblée une croix dessus. Si elle est peu regardante elle va trouver quelques CDD par-ci par-là d’un mois ou deux… un peu plus longs si la maternité se révèle peu attractive (médecins cons, conduites à tenir d’un autre âge et autres joyeusetés). Elle n’osera donc jamais dire NON aux gardes supplémentaires qu’on voudra lui coller, aux nuits, à Noël, aux week-end… Elle aura droit à 2 jours de Congé Annuel par mois travaillés à solder à la fin de contrat. Donc si elle enchaîne les contrats d’un mois elle ne pourra avoir que 2 jours de vacances consécutifs… mais ça tous les mois. AH AH. On manque de personnel, tout le monde est en heures supplémentaires mais embaucher d’autres personnes, n’y pensons pas. On a des CDD bouche-trou corvéables.
    Si elle est vraiment regardante sur la maternité de ses rêves elle aura… deux trois vacations, des contrats à la garde ou le chômage.

    Bref, elle travaille, en maternité. Au début elle sera toute excitée pensez bien, elle va enfin jouer son rôle. Rôle de professionnel aidant, accompagnant…  En vrai dans son service elle courra après les sonnettes parce qu’on a supprimé une aide-soignante  et qu’une personne en moins mine de rien ça se ressent. Lorsqu’elle examinera une patiente elle pensera à toutes les autres qui sont à voir URGEMMENT. Le téléphone la coupera toutes les 30 secondes lorsqu’elle parlera contraception ou IVG et si par malheur elle décide de ne pas répondre, on viendra toquer à la porte

    En salle de naissance elle gèrera plusieurs parturientes toutes bien préparées, elles ont vu Baby Boom. Elles exigeront leur péridurale à 1 doigt, ou bien se demanderont pourquoi… mais POURQUOI on ne les fait pas accoucher parce que ça fait déjà 3 heures qu’elles sont installées. Il faut dire qu’on s’ennuie un peu ficelée à une table d’accouchement. Heureusement, certaines maternités sont à la pointe de la modernité et proposent une télévision pour ne pas s’ennuyer entre deux touchers vaginaux.
    D’autres patientes seront là, le couteau entre les cuisses. Elles regretteront leur maternité de proximité fermée, leur AAD impossible à réaliser ou leur pathologie faisant qu’elles DOIVENT accoucher ici, dans la maternité (très) médicalisée de Tatiana. Alors, elles souffleront, sur tout. Dès le « bonjour » de la sage-femme pourtant motivée pour que tout se passe au plus près de ce qu’elles auraient voulu.
    Et puis il y aura plein de couples sympathiques que Tatiana malmènera parce qu’elle n’a pas le temps. Et durant les rares fois où elle sera vraiment disponible, qu’elle l’aura ce putain de temps et bien… elle ne saura ou même ne voudra plus le prendre. Elle préfèrera peut-être buller au bureau devant l’écran centralisant les tracés. Pour une fois qu’elle peut se poser pendant une garde…

    Pour s’épanouir dans ce qui va devenir de plus en plus les maternités il vaut mieux que Tatiana revoit ses objectifs. L’accompagnement et la présence auprès des couples… AH AH AH. Non, il vaut mieux que Tatiana kiffe grave la technique, les fils, la pathologie, les situations critiques qu’on retourne à grand coup de médications et quand même, de sens clinique. Et je ne critique pas. Ce n’est pas un mal, il en faut aussi des comme ça… parce qu’en obstétrique tout n’est pas que physiologie. Mais… et on l’oublie beaucoup, tout n’est pas que pathologie non plus.

    Chaque mois elle aura quand même du baume au cœur : son salaire. Avec des bonifications de fous. Par nuit travaillée elle gagnera 9 euros 63 et par dimanche ou jour férié une soixantaine d’euros. Ca vaut le coup de sacrifier journées en famille, soirées entre amis ou encore rapports sexuels.

     

    Alors, Tatiana peut aussi se destiner au libéral. Ce sera le cas de plus en plus de jeunes diplômés. Connaissant mal, je m’étendrai peu. Je dirai juste qu’elle devra sacrifier beaucoup… du temps, de l’argent et de la tranquillité d’esprit. En effet, pour avoir un cabinet qui rentre dans ses charges c’est déjà un petit challenge. Pour gagner de l’argent, un autre défi. Et pour avoir un salaire qui permette de vivre encore plus. Mais… ça peut changer (ou pas) durant les années qui viennent. Une sorte de salut ? MOUAIS.

     

    Alors maintenant vous pouvez m’insulter, trouver que j’exagère… que je parle même des patientes de manière honteuse. Shame on me. A vrai dire, on a un peu les patientes qu’on mérite (même si certaines sont hors catégorie). Vous pouvez aussi me dire que si je suis aussi aigrie, qu’il me suffit de changer de job ou de me la fermer. Oui mon boulot a des côtés pourris. Quelle sage-femme aujourd’hui peut être heureuse de ce qu’elle propose ? Il y a en a… un peu. Elles ont soit beaucoup de chance, soit un sens du sacrifice plus important que le mien ou alors des critères qualités qui divergent.

    Je râle parce qu’on ne m’avait pas vendu la profession comme je l’exerce aujourd’hui. On m’en avait parlé un peu comme tous ces gens sur Twitter. Je ne pensais pas autant me faire violence ou gruger pour éviter une maltraitance qui s’institutionnalise de plus en plus. Le cœur d’un hôpital et donc de sa maternité est devenu l’argent. Alors, les patientes et bien on les bouge, on les parque, on s’en occupe de la manière la plus rentable et économique possible… Je comprends bien qu’il y ait une réalité économique mais on en arrive à ronger nos propres os.

     

    Pourquoi faire sage-femme aujourd’hui ? Par masochisme ou naïveté.

    Sur ce, emmenez-moi vers l’échafaud.  


  • Commentaires

    1
    Lila
    Jeudi 9 Janvier à 18:40

    Pff...je suis sensée accoucher dans quelques jours, sans ignorer la réalité des maternités aujourd'hui, je crois que je n'aurai pas dû lire ce texte. Trop vrai, trop dur. Surtout qu'en ce moment vous en témoignez beaucoup vous les sf. Ajoutez à ça les témoignages de patientes traumatisées par leurs accouchements, je suis quand même soulagée de donner la vie dans une mater de niveau 1 en province qui accepte a priori mon projet, où je suis connue, pas un numéro. Et pourtant pour mon accouchement, je serai sur mes gardes et j'ai briefé mon mari...la confiance se délite.


    Vais essayer d'avoir un peu d'espoir avec les maisons de naissance...

    2
    Félicie
    Jeudi 9 Janvier à 18:57

    Merci pour cet article tellement vrai malheureusement. J'ai beaucoup d'admiration pour les SF comme toi qui continuent malgré tout dans ces conditions. Avec du recul, je crois bien que j'ai fait un burn-out dans ces conditions : je ne supportais plus de devoir travailler à l'encontre de mes convictions. Je suis sans doute trop sensible ; d'autres ont bien tenu le coup mais je me suis littéralement brûlée les ailes et ça fait encore mal. J'ai la chance d'avoir un conjoint adorable qui gagne bien sa vie et j'ai carrément choisi de laisser tomber. Je le vis encore comme un échec mais tant pis ; je crois bien que j'aurais pu avoir des idées suicidaires si j'avais continué comme ça. Alors non, pas d'échafaud, plutôt une médaille à toi qui continue à faire ce que tu peux dans ce merdier. Je te dis bravo et bon courage ...

    3
    Anouchka974
    Vendredi 10 Janvier à 07:01

    En tant qu'ESF 2ème année (maintenant renommé 3ème année maieutique), snif... tout le début de la description de tatiana c'est exactement moi et mes camarades de classe.
    Et on est bcp à se demander est-ce que ça vaut le coup d'aller jusqu'au diplôme

    4
    Luna
    Vendredi 10 Janvier à 09:30

    Je suis aide soignante et le mal dont tu parle s'étend malheureusement a tout les domaine de la santé. Moi aussi on m'a vanté mon métier, on m'a dit que les aides soignantes étaient plus proches des patients que les infirmières (d'où mes début en tan qu'AS). Mais au final plus personne n'a le temps pour rien. Nous n'avons pas le téléphone (enfin... Quand il y a le bon nombre d'IDE) mais nous avons les sonnettes toujours plus nombreuses avec des demandes plus ou moins "urgente" et si on a le malheurs d'y répondre en 10 min au lieu de 5, on se fait pourrir par les patients et au final c'est toute l'équipe qui se fait pourrir par la cadre (et ce juste avant de nous annoncer que le CDD de Machine se termine en fin de semaine et qu'il ne sera ni renouvellé, ni remplacé).


    Bref bon courage a toi!

    5
    Vendredi 10 Janvier à 11:24

    Anouchka>> maintenant que vous y êtes, oui ça vaut le coup. J'aimemalgré tout bien mon métier et c'est pour ça que je râle. Et surtout... si vraiment ça nous vous convient pas/plus vous aurez plus de passerelles que nous.

    Les autres>> oui c'est tout l'hôpital qui va de plus en plus mal et tout le monde s'en fiche.

    6
    Mallory
    Vendredi 10 Janvier à 18:55

    SF depuis 18 ans en salle de travail, j'ai heureusement la chance de pouvoir encore bosser avec la même passion dans des conditions pas trop mal....mais comme je te comprends !! L'hôpital public devient une vrai catastrophe pour l'avenir de l'obstétrique. Il y a bien des petites ou moyennes structures privées mais certaines petites mater ferment les uns après les autres (j'en ai vécu 2). Alors où va-t-on ? Et quelle reconnaissance!! car public ou  privé le salaire est une vrai misère !! Armons nous de courage....

    7
    Samedi 11 Janvier à 01:44
    "Sur ce, emmenez-moi vers l’échafaud. "
    Mais non voyons :D

    Merci pour ce beau billet. C'est tellement bien dit que j'ai l'ai relayé sur mon blog.
    Bonne année !
    8
    Audrey
    Samedi 11 Janvier à 21:29

    Ce que vous venez d'écrire est vraiment important... personne ne se doute de cette réalité. Merci pour ce texte bien mené.


    En ce qui me concerne, je suis Sage-femme depuis 2008, et en 2009 j'ai commencé une réorientation, des études d'ostéopathie à tps partiel sur 5 ans pr les professionnels de santé, en même tps que le travail de SF ds une clinique qui carbure un max ( et donc travail à la chaine ! ), le but : être ostéopathe à part entière. L'ostéopathie est une passion que je me suis découverte en médecine, mais n'ayant pas les moyens financiers de suivre ces études j ai accepté de partir en SF ( prêt de 40 000 euros refusé bizarement, surtout que je remboursais déjà un prêt fait pour la première année de médecine, qu'il y a à se taper x 2 bien souvent, pr rentrer dans un de ces métiers médicaux, ne l'oublions pas ). Ca n'a pas était facile, déjà les études ne sont pas forcément une partie de plaisir, et si en plus vous n'avez pas la vocation ... ( pb qu'entraîne cette PCEM1... ) ... Depuis janv 2013 j'ai arrêté de travailler en tant que SF ( libération !! ), je me suis mise au chômage et me suis concentré sur mes études d'ostéo... je serai diplomée en juin 14, et très heureuse de ce futur entrevu :) et aucune envie de recommencer ce métier de SF qui péche sur une forme quelque peu repoussante masquant son fond des plus humains et magique.


    Petit témoignage :), encore merci ...  et joyeuse année !

    9
    Lullubelette
    Jeudi 16 Janvier à 11:37

    Bonjour Knackie,

    merci pour cet article qui me pousse encore à réfléchir, notamment sur la situation de ma sage-femme.En tant que future maman, mon expérience pourrait apporter une note d'espoir, mais je crois surtout que j'ai de la chance. Je ne sais pas si c'est le cas pour ma sage-femme, je l'espère.

    Quand mon compagnon et moi avons décidé d'avoir un enfant, je me suis renseignée sur l'accompagnement médical et j'ai eu peur, très peur. D'être incapable de traverser ce qui me semblait de la torture puisque je suis phobique des actes médicaux. Je rentrerais pas dans le détail, mais il me faut beaucoup de préparation en amont pour accepter la moindre auscultation. Je me sentais assez mal partie pour vivre une grossesse sereine.

    Et j'ai rencontré M..., par hasard à l'occasion d'une consultation en urgence chez une collègue qu'elle remplaçait. Elle a pris le temps de me rassurer avant de m'ausculter. Le courant est passé. Je lui ai parlé de mes projets de bébé et mes craintes. Elle m'a répondu accompagnement global, physiologie, accouchement en plateau technique. Depuis, c'est MA sage-femme et nous nous sommes lancé dans l'aventure, à trois mon compagnon, M... et moi. Bébé arrivera en juin. Je sais qu'une intervention médicale est tout à fait possible mais elle m'y prépare au maximum.

    Si je lui sais gré de tout ce qu'elle fait pour moi, je ne sais pas si elle arrive à travailler dans de bonnes conditions. M... est jeune, diplômée depuis moins d'un an, elle vient de s'installer en libéral en association avec la collègue qu'elle remplaçait. Son carnet de rendez-vous est déjà bien rempli, mais est-ce que cela suffit pour lui permettre de se verser un salaire décent ? Comment réagissent les équipes de l'hôpital devant cette nouvelle sage-femme sur le plateau technique ? Parvient-elle à avoir une vie sociale et familiale alors qu'elle semble entièrement au service de ses patientes ?

    Voilà les questions que je me pose après avoir lu cet article. Si j'ai la chance de me sentir bien accompagnée, est-ce que cela ne se fait pas au détriment de M... ? Peut-être que j'oserai lui poser la question lors de notre prochaine rencontre.

    Encore merci

    10
    Pascale
    Vendredi 17 Janvier à 13:19

    Diplômée depuis 1978, je ne regrette en rien mes années d'exercice! Par contre une nouvelle fermeture de petite maternité m'oblige à terminer ma carrière...!

    11
    solène
    Vendredi 17 Janvier à 22:28

    Han... c'est tellement ça...!  super texte, c'est exactement ce qu'on est nombreuse à ressentir !

    12
    Cracou
    Mercredi 22 Janvier à 21:00

    Damn! C'est déprimant, j'ai commencé des études de sage-femme il y a quelques mois seulement, et c'est une reconversion professionnelle à 36 ans (qui représente clairement une dégringolade de l'échelle sociale, ah ah, est-ce bien raisonnable?). J'ai toujours été consciente de la situation plutôt merdique de la périnatalité en France mais là, tu piétines mes derniers espoirs... n'y a-t-il aucun salut pour la santé publique? Mon petit diable me dit "mais qu'est-ce que tu t'embêtes à apprendre un métier ingrat que tu devras sûrement exercer dans des conditions intenables à la longue" et mon petit ange que "c'est justement parce que tu as eu la chance d'avoir des accouchements qui t'ont bonnifiée que tu dois contribuer comme tu peux à écopper sur ce bateau qui coule et tenter de faire connaître ça à d'autres". Alors naïve ou masochiste, j'en sais rien, mais à ce stade (je n'ai pas encore fait de stage) je me dis que je préfère tenter ma chance, avancer, quitte à faire des erreurs, plutôt que de rester dans ma prison dorée. On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher...

    13
    Solenn
    Vendredi 24 Janvier à 15:07

    25 ans... Et déjà plus d'ailes. Quelle tristesse ! Faut se battre pour ses rêves / ses convictions ! Never give up...

    14
    LullaSF
    Mercredi 26 Février à 23:11
    Bravo pour ton texte, je m'y retrouve à 100%....
    Et combien de SF ont pensé à une reconversion...? Pas mal je pense :-/
    15
    Elo
    Vendredi 28 Février à 01:09

    Maltraitée dans mon école de sf, je suis partie avant la fin de ma troisième année, et depuis mes patientes me manquent. Sauf que je suis montée sur Paris où j'ai rencontré la directrice de leur école de sf et qu'elle m'a proposé d'intégrer son école. Dois-je accepter???
    (je n'ai pas la réponse, je continue de réfléchir, mes patientes me manquent mais si je dois finir au chomage ou à les traiter comme du bétail à la chaine eh bien c'est non...alors que ça a a toujours été mon reve d'etre sf...)
    Mais ça représente combien de sf diplomé le chomage ou la reconversion?

    16
    Bouby
    Mercredi 12 Mars à 17:09

    Tout est tellement vrai!!! Pourtant quand je parle de cette réalité à mes proches qui ne travaillent pas dans le médical, ils me renvoient l'image d'une insatisfaite chronique et ne comprennent pas ma déception face à cette profession qui pourtant m'apporte encore parfois, et heureusement, de grandes satisfactions. Peut-être aussi que je n'ai pas su mettre des mots aussi justes que les tiens pour décrire la réalité de notre métier. Un grand merci pour ce texte.

    17
    PERARNAUD
    Mercredi 23 Avril à 10:36

    L'avenir pour les sages-femmes et les femmes se résume à partir de l'hôpital et revenir soit à domicile soit dans les maisons de naissance parentales extra-hospitalières. Pour une réappropriation parentale et citoyenne de la naissance, la seule issue qui laisse aux femmes la pleine expression de leurs droits humains.

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