Racontars d'hôpitaux, de materntiés et d'antiseptiques iodés.
Un étudiant sage-femme est noté tout le temps. Les examens théoriques pour valider l’année, les examens pratiques pour valider l’année, les examens théoriques pour valider la phase, les examens pratiques pour valider la phase. L’an prochain j’aurais plein, plein d’évaluations.
Pour cette année on est resté dans le soft, je n’avais que l’année à passer. Mes notes sont correctes, une moyenne de treize à l’écrit, et seize en clinique mais…ça ne veut pas vraiment dire grand-chose.
Pas dire grand-chose car l’étudiant sage-femme est évalué continuellement en stage par les professionnels qui l’encadrent mais surtout par les patients et lui-même. Ainsi, recevoir une patiente venant pour un motif X (c’est plus saiksy) et la gérer de manière autonome a plus de valeur qu’avoir son 15/20 sur la vie des quinolones. Même si évidemment la base théorique reste essentielle. De même, se retrouver complètement con face à une patiente est beaucoup beaucoup plus désagréable que de se prendre une mauvaise note et ça donne bien plus envie de s’améliorer.
Partant de là, les études de sages-femmes donnent plus envie de travailler pour être un professionnel respectable que pour courir après des notations. C’est comme ça que quelques jours avant les partiels je me suis retrouvée à lire un compte rendu d’intervention lors d’un congrès sur le rythme cardiaque fœtal (qui n’était pas au programme des examens) entourée d’étudiants (ré)visant leurs exercices de santé publique (et là vous me répondrez que je me retrouve également à lire le journal pendant que d’autres révisent et que donc ce que je fais n’a aucune valeur, bande de freluquets).
On peut néanmoins avoir la désagréablement sensation d'être jugé constamment.C'est ce qui s'est passé lors d'un de ems derniers stages où vraiment les professionnels étaient tout le temps derrière moi à...juger. Bon certes, c'est comme ça qu'on apprend, avec quelqu'un qui nous guide, mais il y a une limite entre guider pour avancer, et juger en paralysant. Ce n'est pas toujours la faute des diplômés, les étudiants eux-mêmes se stressent parfois sans raison, toujorus par peur de mal faire, peur du jugement d'autrui. L'hôpital c'est loin d'être la vraie vie est pourtant ça peut en devenir une bien belle métaphore.