• Relation humano-sociales

    Il n'est d'un secret pour personne que je n'aime pas les gens. Les gens c'est bête, et rebête, malhonnête et pas chouette.
    Néanmoins, j'exerce un métier qui m'oblige plus ou moins à les cotoyer...mais de manière détournée, avec une blouse, un pyjama, et une énooooooooorme aiguille (ou pas). Ainsi, le contexte et la nature de la relation font que parfois, je les trouve mignons. Un peu comme des chats, un peu comme la chatte de latiatia (et si latiatia ne vous a jamais parlé de sa chatte c'est un tort, je crois que j'ai trouvé plus sociopathe que moi en la personne de cette douce bête à poil).

    Alors en ce moment, les relations avec le patient je les ai enchaînnées (non pas sexuelles):

    - Lorsqu'ils reviennent d'une anesthésie générale, c'est pas top, limite chiant. Ils (enfin elles, je travaille quasi exclusivement avec des femmes voyons), demandent si l'opération est finie toussa toussa...tu réponds tranquillement et quand tu as fini, on te demande si l'opération est finie toussa toussa, tu réponds patiemment, et quand tu as fini, on te demande si l'opération est finie toussa toussa, tu réponds sans t'énerver et quand tu as fini tu te barres vite fait avant qu'on ai le temps de te demander si l'opération est finie toussa toussa.

    - Il y a les futures mamans inquiètes:
     
    Inquiètes car selon les écho leur bébé ne pèse pas bien lourd...certes...l'estimation du poids foetal à l'écho c'est 10% de marge d'erreur, pas forcément plus fiable que la clinique selon les études. Alors face à une hauteur utérine raisonnable, un liquide amniotique qui n'est pas super abondant et bien on essaye de faire relativiser les chiffres par rapport à ce qu'on touche. On montre que là, là et là on délimite le bébé et que non ce n'est pas du gras d'bide. Seulement le pouvoir des chiffres et de la sacro-sainte écho c'est quand même kek chose. De même que notre tendance à voir le pire. Alors, l'inquiétude demeure...plus, moins, autant? Je ne sais pas.

    Il y a les inquiètes parce que leur col diminue, qu'elles ont tendance à contracter sauf qu'il est encore bien tôt pour ça et que ça leur rappelle des histoires tristes, vécues ou entendues. Elles s'écoutent beaucoup, chaque tension abdominale est scrupuleusement analysée, elles appellent, on leur file des placebo, elles rappellent tant et si bien que je me retrouve devant une femme en pleure inquiète de ressentir tout simplement les signes d'une grossesse d'évolution normale. Alors on s'assoie, on explique, on repart...mais l'inquiétude demeure...plus, moins, autant? Je ne sais pas.

    Et puis les inquiètes parce qu'elles veulent partir vite que le 5 min de plus passées en compagnie du personnel du service...brrrrrrrr. On se retrouve alors face à des gens désagréables qui rangent leur affaires alors que tu as encore un peu de boulot à terminer....du genre enregistrer le coeur de leurs sextuplés. Ces gens sont désagréables, tu leur annonces un examen qui savent être long car difficile, combo de désagréabilité. Allez, tu en fais fis. Tu choppes leurs six marmots et pour dévier leur attention haineuse tu les fais participer. Allez, la maman tient deux capteurs, le papa deux, et la petite dernière les deux autres. Tu expliques qu'on essaye de tenir comme ça, le maximum et que plus ça tient, plus vite ce sera fini, plus vite ils pourront partir...et tu te barres vite faite de la pièce. Tu auras réussis à les voir esquisser un large sourire car ils ont l'espoir de partir rapidement vu que tout ne repose pas sur un personnel incompétent, mais sur eux même, les plus beaux, les plus forts.


    - Et puis bien sûr, dans toute relation humaine il y a le point essenitel: la fourberie et l'hypocrisie. Tu expliques certes, tu ne paniques pas devant les patientes, re-certes, et à la fin tu leur laisses l'espoir. l'espoir d'avoir comme interlocuteur un professionnel disponnible, qu'on ne risque pas d'embêter. Tu leur dis que si elles ont des questions, problèmes ou quoi elles t'appellent (tout en croisant les doigts derrière ton dos en espérant être peinard pour le reste de la journée). Ca les rassure et au final elles sonnent moins (je crois). Faut pas croire, j'adore que les patientes sonnent quand c'est autre chose que pour ramener une bouteille d'eau ou le téléphone...mais c'est pas rentable. Moi j'ai pas le temps pour ces choses futiles hein. Il y a un service à faire tourner non dé Diou, la T2A, recopier les dextro des patientes sur 235324 feuilles différentes, informatiser les dossiers, taper des lettres, du vrai boulot quoi ! On n'est pas payé pour passer du temps dans les chambres, seulement pour écrire ce qu'on y fait.

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    Mardi 30 Mars 2010 à 14:39
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