• Psy VS Somatique

    Non contents d’être en conflit avec les SF (enfin c’est surtout les SF qui sont en conflit, nous non :b), les médecins, les IADE et j’en passe, il existe également un conflit des infirmiers ENTRE EUX !

    Je parle évidemment des infirmiers somaticiens et des infirmiers psy. Les uns dénigreront les autres qu’ils verront tout le temps en train de boire le café et de fumer leur clope en discutant avec les patients (pfffft ils foutent vraiment rien), et les autres dénigreront les uns qu’ils verront plutôt comme des piqueurs invétérés (ah ça ils savent faire !) qui les détestent.

    Cette tendance se voit déjà à l’école, oui l’école où on nous apprend que chaque service a ses spécificités, qu’il est aussi difficile de bosser en réa qu’en maison de retraite ou aux urgences psychiatriques. Prechi precha amen.

    Pourtant ils ne seront pas rares ceux qui vous diront un : « ah, tu veux bosser en psy… ah ouais…. » plein de sous entendus. D’ailleurs c’est bien connu, c’est quand même dommage de gâcher un potentiel pareil en allant bosser à l’hôpital psy. « T’as des bonnes notes, qu’est-ce que tu veux aller faire là bas ?? »

    Quand l’infirmière psy accompagne un patient à l'hôpital, même topo, rien de nouveau sous le soleil. Elle est invisible. Ce n’est pas une collègue, c’est « l’infirmière psy », et celle-ci a intérêt à rester avec son patient. Elle fera un peu office de traductrice, tout passera par elle (ben oui, il est la plupart du temps absolument exclu de parler directement à un patient schizophrène à l’hôpital général). J’exagère ? A peine. Je l’ai vécu, j’en suis restée comme 2 ronds de flan.

     

    Ce clivage s’est un peu atténué depuis que le cursus infirmier a réuni les 2 disciplines avec le nouveau diplôme. Il faut savoir qu’il n’y a pas si longtemps, les deux diplômes « infirmier psy » et « infirmière générale » (le féminin-masculin n’est pas laissé au hasard) étaient différents, d’où une certaine incompréhension mutuelle. Depuis la réunification (oué comme à Koh Lanta), les nouvelles infirmières sont peut-être moins calées mais elles peuvent porter les 2 casquettes. D’où une maîtrise peut être meilleure de la prise en charge d’un patient psy à l’hôpital général. « Mais quand même, c’est un scandale, l’infirmière psy est allée se boire un café en me laissant toute seule avec le patient. »


    Et moi qui vais en psy la semaine prochaine....   :S   J'ai peur, je vais dans le clan des pestiférés!!!
     

    C’est bien connu, l’infirmière est une espèce au cœur des conflits. Heureusement qu’elle a un sex appeal de folie hein !


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  • Commentaires

    1
    Knackie Profil de Knackie
    Dimanche 14 Juin 2009 à 19:57
    Hehe, c'est vrai j'ai souvent entendu les inf' dénigrer leurs collègues de psy.
    Chez nous dans les maternités où tout est cloisonné on dénigre les sf de suites de couches ^^.
    Mais oui, l'essentiel est dans le sex appeal.
    Bon courage! (révise bien les règles du Uno, hihi)
    2
    Lundi 15 Juin 2009 à 12:52
    D'habitude lecteur en mode furtif, je me fends d'un comm sur ce post!
    Je suis dans la situation de l'IDE bossant en psy et je ne peux que "plussoire" à ce post!
    Dire que la tendance change, je ne suis pas certain. Il n'y a pas longtemps une IDE de soins généraux à voulu me re-expliqué come faire une sous-cut! sur le coup je n'ai pas été très sympathique.
    Concernant les "soma" qui viennent en psy, chez nous il n'y a pas trop d'a prioris. Seulement si on sent que cette personne est venue se la couler douce et ventile plus qu'autre chose...ça risuqe de chauffer pour son grade...
    Allez bon courage, va!

    PS: je ne fume pas, et je bois du chocolat!
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