• Petites vérifications

    La premère fois que j'ai eu affaire à la gendarmerie nationale, ce fut à l'hôpital.

    23h, le téléphone sonne, ils vont venir pour qu'on effectue un examen sur une jeune femme portant plainte pour viol. Le gynécologue réquisitionné arrive, ouvre la salle de consultation, on les reçoit. Sur la réquisition, ça ne colle pas. Les gendarmes se sont trompés sur la date. Le malaise est palpable. Ca finit en "on va la refaire et on vous la fera passer dans la matinée".


    On fait rentrer la patiente, elle ne parle pas beaucoup. Le médecin demande si elle a des traces de coups, des hématomes. Ce n'est pas très concluant. Après, il effectue les prélèvements vaginaux. Et moi, je fais la prise de sang pour les différentes sérologies. L'ambiance est plutôt lourde. Et puis, quand tout se termine, je demande tout de même en lui montrant les étiquettes servant à identifier les prélèvements: "Vous vous appelez bien Mademoiselle Azerty Qwerty ?" Elle me répond que oui. Sauf que ça s'écrit Azerti Quiquerty... Gros blanc. On reprend les papiers des gendarmes. On voit le nom et le Azerty Qwerty partout, et même, une erreur dans la date de naissance. Ils sont gênés, le médecin s'il n'avait pas trop tiqué sur la date de la réquisition, commence un peu à s'énerver. Ils ont fallis foutre en l'air tous les prélèvements...

    Alors oui c'était la nuit, leur motivation n'était pas des plus vive... mais zut quoi.

    Je ne me suis plus jamais retrouvée dans une telle situation par la suite mais ça m'a bien vacciné à le pas lire, vérifier et relire ce qu'on me met sous le nez. Même si la personnes en face est censée être un tout puissant défenseur de la loi. Parce que certe, l'erreur est humaine, mais quand même...


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