• Mariage pour tous, PMA et GPA

    Mariage pour tous, PMA et GPAQuel programme ! On nous bassine avec ça depuis trop longtemps à mon goût et ça a pour conséquence une irritation non négligeable de mon système limbique. Régulièrement au JT, on nous informe des rassemblements, Pour, Contre, on voit certains Contre tabasser des femmes, on apprend tout plein de nouveaux slogans homophobes. C'est la Crise, faut bien se défouler. Alors, je vais en remettre une couche, un peu, dans le secret espoir de clore ce débat des plus puants.

     

    Déjà le Mariage, vous savez, cette union sacrée entre un homme et une femme dans le but de procréer et de peupler le monde. Enfin non, le Mariage, le Mariage Républicain, ce contrat dans le but d'organiser son foyer et sa vie commune. En France, aujourd'hui il y a des couples, si si, ça existe encore. Certains sont composés d'une femme et d'un homme, d'autres de deux femmes, d'autres de deux hommes, et je passe sur les situations moins évidentes. Les couples sont composés de citoyens. Ces citoyens travaillent (pour les plus chanceux), paient des impôts, et peuvent même être utiles à la société (du genre récupérer l'arrêt cardiorespiratoire de votre gamin qui aura plongé dans votre piscine pendant le barbecue).
    Il existe des couples punk, disant fuck la société, ne souhaitant pas de fil à la patte et qui ne veulent pas se marier.
    Il y a des couples qui veulent nous innonder de leur amour niais, des pièces montées pleines de crème et pour qui le symbole du Mariage importe beaucoup.
    D'autres couples sont plus pragmatiques, ils pensent aux impôts, au crédit immobilier, à la succession et le Mariage les séduit.

    Lorsqu'on fait partie d'un couple hétérosexuel, c'est simple, on peut faire parti de tous les types de couples. Lorsqu'on crée un couple homosexuel, on a intérêt à être punk. Seul problème, on cumule les tares. Et si en plus on est noir et juif orthodoxe, c'est le pompom. Alors, il y a bien le PaCS. Mais ce dernier n'est pas un "mariage pour homosexuels" d'ailleurs, il séduit plus d'hétéro que d'homo. Il ne revêt pas la symbolique chère aux couples niais et offre moins de protection aux pragmatiques, moyennant plus de souplesse.

    Pourquoi refuser à nos citoyens ce droit à la mièvrerie et au réalisme ? La réponse est alors toute trouvée: "ben... ils sont gays quand même..." La question Pour ou Contre le mariage pour tous peut se transformer en "la société est-elle devenue assez moins homophobe pour mettre sur un pied d'égalité le couple hétéro et le couple homo ?" Sans même parler d'amour, de mariage d'amour etc... Le gay qui sauve votre enfant de la noyade ou qui vous emmerde à choper la chemise que vous convoitez pendant les soldes est-il aussi bien, aussi humain, que vous, hétéro moyen ? Et par extension, son couple vaut-il autant que le vôtre ? C'est bien ça que pose la question du Mariage.

    Je passe sur Madame Boutin, chevalière de la légion d'honneur pour qui le débat ne se pose pas car "un homosexuel a déjà le droit de se marier... avec une personne de l'autre sexe."

     

    Ensuite il y a l'Homoparentalité. Certains Contre se défendent d'être homophobes en disant qu'autoriser le Mariage aux personnes homosexuelles amènerait la peste de l'homoparentalité, à la destruction de la famille et tant qu'on y est à la fin du monde. Je veux bien concevoir que pour des personnes non informées se foutant de ce débat comme de la première chemise à carreaux d'une jeune lesbienne, une famille tip-top c'est un père, une mère, 30 ans de mariage et trois enfants. Encore que... Qu'est-ce que fait de nous un bon parent ? Lire Françoise Dolto ? Coucher avec un mec lorsqu'on est une femme ? Réfléchir sur ce qu'on voudrait transmettre comme principe éducatif ? Qu'est-ce que change l'orientation sexuelle dans la capacité qu'à un être humain à éduquer un enfant ?
    En tant que professionnelle de la périnatalité j'ai bien envie de répondre "pas grand chose" à cette dernière question. J'en vois de belles... des hétéros, des homos... ce qui compte non, ce n'est pas ça. D'ailleurs les familles homoparentales existent depuis..... très très longtemps. Que ce soit pour cause de vie hétéro antérieure ou non. Il existe même des études scientifiques (et ici) qui montrent que les enfants vivant dans une famille homoparentale ne sont pas plus traumatisés que les autres.
    On parle par exemple de l'homme, absent dans un couple lesbien. Comment l'enfant pourrait-il se construire sans vivre avec un adulte homme ? Comment saurait-il ce qu'est un homme ? C'est oublier qu'une famille ne vit pas cloitrée parents/enfants sans aucune fenêtre sur le monde, sans famille élargie et sans environnement au delà du auvent où l'on coupe le bois.

    D'autres arguent le fait que même si un couple homo pour un enfant n'est peut-être pas si pire, autant viser l'excellence. Hum... l'excellence, c'est quoi ? Un homme, une femme. L'homme ramenant l'argent, la femme restant pour éduquer les enfants. Et puis ils auront une sexualité normale, ils feront l'amour le samedi. Missionnaire. Et pour un peu de frivolité Monsieur offrira un canard vibrant à Madame parce que dans la vie faut se lâcher. Vous me trouvez intrusive ? Hors propos ? Pas plus que les pseudo débats portant sur la vie privée des homosexuels... après celle des animaux fallait bien trouver autre chose. Par contre OUI c'est totalement hors propos. Que le couple soit parfait comme mentionné précédemment, sodomite ou échangiste, ça regarde qui ? Vous avez peur qu'ils fassent participer leurs gamins après l'école ?

     

    Après, il y a l'ouverture de la Procréation Médicalement Assistée aux lesbiennes. Aujourd'hui en France ceux qui ont accès à la PMA sont les couples hétérosexuels mariés ou faisant preuvent de deux ans de vie commune. Les deux membres du couple doivent être vivants et consentants.
    La PMA prend en charge le couple et c'est essentiel à comprendre. Ainsi, le patient c'est le couple et non un de ses membres. Par exemple, une femme n'ayant aucun problème physiologique mais mariée à un homme ayant des spermatozoïdes peu mobiles ne se verra pas dire "allez coucher avec quelqu'un d'autre". Bien qu'étant "biologiquement saine" on lui administrera un traitement inducteur de l'ovulation, elle subira tests et examens, jusqu'à l'insémination. La PMA n'est pas ouverte qu'aux couples stériles, mais aussi aux infertiles. C'est à dire que certains ont des problèmes qui diminuent leur chance de concevoir mais qu'ils peuvent quand même fabriquer un bébé tout seul. D'autres encore sont mal assortis (petit problème pour l'un, petit problème pour l'autre qui font que les deux associés ce n'est pas terribles). Et d'autres n'ont aucun souci physique retrouvé mais pourtant... ça ne marche pas. Tout ceux là on les prend en charge du moment que ce soit un homme et une femme.

    Un couple lesbien est stérile de fait. Si on considère que la question de l'homoparentalité n'est pas un problème, pourquoi interdire la PMA ? Parce qu'elles n'avaient qu'à pas être de sales gouines ? Ce n'est pas franchement un choix. Pas plus que celui de ne pas avoir d'ovaires potables ou un compagnon sans gamète.

    Puis, il y a la question du remboursement de ce parcours. L'Assurance Maladie rembourse un nombre limité de tentative pour chaque enfant arrivé au delà de 22SA de gestation. On pourrait avoir peur que la PMA pour les lesbiennes creuse le trou de la SS. C'est alors une question de solidarité nationnale. Est-ce qu'on veut une société bisounours qui aide son prochain, ou est-ce qu'on veut une société libérale où les plus riches ont le plus de choix. Mais cette problématique doit à mon sens être dissociée de la réflexion sur les éligibles à la PMA.

     

    Et puis, il y a la Gestation Pour Autrui, ouvrir la PMA ne voudrait pas dire légaliser la sulfureuse GPA, mais on peut continuer la réflexion. J'avais déjà fait un article là dessus pensant naïvement que les réflexions ci-dessus ne feraient plus vraiment débat en 2012, en France. Je sais, je suis bête parfois. Je le recopie donc ci dessous.

    Mères porteuses. Pour moi ces mots évoquent tout d'abord les téléfilms des années 90/2000. Vous savez, ceux avec les vieux héros de Beverly Hills. On y parle de bébés volés, de jumeaux maléfiques, de folles en quête de gosses à tout prix, et de jeunes filles enceintes abusées par l'argent ou le bigotisme américain. A l'époque en France tout le monde était contre. Mère porteuse c'était le symbole de la décadence américaine. La France réprouvait unanimement au nom de la Morale, la vraie, la tatouée.

    Aujourd'hui on parle de Gestation Pour Autrui (GPA), c'est comme Hotesse de Caisse, c'est plus classe. Et ces mères sont des... gestantes ? Techniquement oui. Une sorte d'utérus à deux pattes. Vu comme celà ce n'est pas très glamour mais, la GPA, est-ce aussi simple qu'une location d'utérus ?

    Le point de vue Féministe ou la dignité de l'être humain

    Pour ou Contre la GPA ? Ce devrait être simple. Si on part du principe que l'Etre Humain est une Personne à part entière qu'on ne peut marchander. Qu'une grossesse ce n'est pas comme une prise de sang, c'est long et comporte des risques, la GPA devrait être interdite. C'est disposer du corps de quelqu'un moyennant salaire. Et je parle là que de l'aspect technique.

    Si on considère en plus que sentimentalement une grossesse ce n'est pas "rien" pour la femme qui héberge son hôte cela devient vraiment glauque. En gros: je te file mes gamètes (les miens où ce que j'ai acheté sur photo dans une banque), toi tu te tapes plein de piqûres, un traitement hormonal lourd jusqu'à ce que ça marche, qu'un embryon arrive à se développer. Ensuite tu vas te tapper toute une grossesse, sentir un truc qui bouge, réagit à ton environnement... Et tu vas accoucher... Accoucher ça aussi ce n'est pas rien. Un accouchement ce doit être un des trucs les plus forts dans un couple. La "gestante" accouche d'un enfant et zoup elle le refile en échange quelques billets... d'ailleurs, combien ça peut valoir tout ça ?

    Il y a déjà des jeunes femmes qui vendent leurs ovules pour payer leurs études (en Espagne par exemple c'est la mode), la GPA va plus loin, on vend le packaging conception/gestation/expulsion. C'est alors, profiter de la misère de certaines ?

    Alors là oui, Pour ou Contre la GPA c'est simple. On dit CONTRE ! La GPA c'est le Mal ! Mais, si on enlève l'argent de l'équation ?

    Le point de vue Humaniste ou le don contre l'injustice 

    Certaines femmes ne peuvent porter d'enfants, certains couples ne comprennent même pas de femmes pour porter des enfants. L'adoption en France n'est plus une solution viable. Il y a très peu d'enfants adoptables en France et se tourner vers l'étranger revient cher... et puis là aussi éthiquement il y aurait à débattre dans le genre "prendre les enfants des miséreux qui ne peuvent les élever au lieu de combattre la misère". Mais, ce n'est pas le sujet.

    Alors, certaines femmes pourraient se dire: ptain A et Z ont trop pas d'chance dans la vie, moi je le porterais bien leur gosse. Cette vision de la GPA la rapprocherait plus de don tel qu'il est en France aujourd'hui: un acte gratuit fait pour aider son prochain nécessiteux.

    Cette "gestante" le ferait non pas par obligation ou par appat du gain, mais tout simplement par ce qu'elle a envie, et qu'elle croit que ce qu'elle fait est juste. Bien sûr ça restreindrait énormément les offres mais face au prix de la dignitié humaine ? Alors, pourquoi pas une GPA encadrée... La femme ne serait pas payée mais indemnisée en fonction de sa perte salariale. Cela ferait de l'enfant à naître non plus une marchandise mais et attention je vais être niaise: un produit de l'amour. Celui du couple, mais aussi de cette femme envers ce qu'elle croit être juste. Un peu plus glam' la GPA non ? Voir ici l'audition d'E. Badinter.

    Et je sens que je vais conclure...

    par le fait que de toute façon faire l'autruche ne servira à rien. Aujourd'hui en voyageant tout est possible et une législation en phase avec notre société ne pourra que redorer un peu le blason bien terne d'un hémicycle frileux. Mais bon de toute façon je suis hors-sujet. Je parle de GPA en ayant bien évidemment en tête les couples gays français alors que nous n'en sommes même pas à l'adoption. On estime à 200 000 les enfants élevés dans des familles homoparentales, autant d'enfants qui n'ont qu'un parent légal, et deux parents de faits. On préfère les laisser dans une situation juridique instable au nom de la fameuse Morale du début... plus que tatouée elle doit être un peu percée.

     

    Enfin, Mariage, PMA, GPA, je pense que la plupart des gens se contrefichent de ce débat qui ne changera pas leur quotidien. Il y a juste les farouches opposants qui ont trouvé de quoi s'occuper et les premiers concernés dont certains espèrent beaucoup et pour qui la vie pourrait être plus facile, voir plus belle. Qui sont les personnes faisant face à ce genre de problématiques ? Ca ne courent pas forcément les rues et même l'expérimentée 10lunes se fait avoir. Alors, j'ai envie de dire aux Frigide addicts, laissez-nous tranquilles et à François, montre un peu que t'as des couilles parce que la vraie question n'est pas Pour ou Contre, mais plutôt C'est pour quand ? 

     


  • Commentaires

    1
    lapetitecoco
    Mardi 8 Janvier 2013 à 10:04

    Ce que je vois c'est que de plus en plus de pays ferment leurs portes à l'adoption parce que la France ne respectet pas leurs conditions d'adoption et de suivi et que les centres de PMA deja peu nombreux sont dans la visiere de l'assurance maladie et qu'il est prévu de fermer ceux qui ne sont pas rentables. Et par dessus on va avoir un afflux massif de couples homosexuels qui vont faire les demandes d'adotpion et de PMA. Bin je trouve qu'on gere le probleme encore une fois comme des merdes, on veut faire plaisir aux couples homos c'est très bien tout de suite maintenant là urgemment mais ca va mettre le bordel partout parce qu'on n'aura pas prévu les conséquences. Bin ma conclusion c'est qu'on est pas pret d'avoir des gosses, nous, infertiles hétéro ou homos parce que ca va bouchonner grave dans toutes les files d'attente. Et moi ca me fout le bourdon parce que c'est deja assez difficile comme ça, en plus, on nous rajoute des difficultés. Je crois que je peux faire une croix à la maternité si cette loi passe dans l'état.

    2
    Knackie Profil de Knackie
    Mardi 8 Janvier 2013 à 10:20

    Je ne vois pas en quoi il serait plus acceptable que les couples homo aillent "bouchonner" les cliniques belges et espagnoles que les françaises.... mise à part que ça t'arrange. De même, je ne vois pas pourquoi ils seraient moins légitime que ton couple. L'accès à la PMA et les moyens qu'on lui donne est un autre problème. Enfin, la loi ne prévoit pas l'ouverture de la PMA.

    3
    LilouDeSavoie
    Mardi 8 Janvier 2013 à 10:39

    Merci pour cet article piquant !

    4
    Pirouette4
    Mardi 8 Janvier 2013 à 11:08

    Merci pour cet article qui reflète tout à fait mon point de vue. (Etonnant...)

    Concernant le mariage, pour répondre à ceux qui le considèrent comme une "institution" qui concerne un homme et une femme, personnellement je me moque que ça s'appelle "mariage" ou "bidule-chouette". Tout ce qui m'importe, c'est que les droits soient les même pour nos couples et nos familles.

    A propos de l'homoparentalité, on peut même parler de la fille de Freud (Anna) que Freud considérait comme coparent des enfants de sa compagne. Alors qu'il rejetait l'homosexualité. (Cf article de Rue89 d'hier)

    Pour la PMA, tu as oublié de citer l'exemple des couples hétéros n'ayant pas de rapports et à qui la PMA est ouverte. Forcément ça va marcher beaucoup moins bien...
    Par contre, ça ne me choquerait pas plus que ça que la PMA devienne payante, mais pour tous (hétéros et homos) ! Après tout, on peut considérer ça comme un luxe de vouloir à tout prix un enfant biologique. L'adoption reste (plus ou moins) gratuite.

    Concernant la GPA, je n'ai pas encore terminé mon cheminement intellectuel. Mais je m'approche de plus en plus de la vision "humaniste", avec évidemment contre-partie financière raisonnable.

    Pour revenir sur le commentaire de lapetitecoco, ça reviendrait à dire "Mais vous ne vous rendez pas compte ?! Y'a déjà pas assez de places assises dans le bus pour les blancs ! On ne va quand même pas autoriser les Noirs à s'asseoir eux aussi !"

    5
    Knackie Profil de Knackie
    Mardi 8 Janvier 2013 à 11:23

    Concernant le couple sans rapport, Pirouette4, je n'en ai pas parlé car je le considère comme un dysfonctionnement... ou tout du moins ça porte à débat. Selon les centres de PMA je pense que l'accueil aurait été différent.

    6
    annesophe
    Mardi 8 Janvier 2013 à 11:28

    Et pourquoi personne ne mentionne que plein de couples hétéros sont considérés comme infertiles alors qu'ils ne font juste même pas l'amour? Que personne ne leur pose la question de leur sexualité?

    N'importe qui (enfin, un homme avec une femme, paut pas déconner!) peut aller voir une clinique de fertilité, pleurer un coup en disant que ça ne marche pas, qu'on ne tombe pas enceintes, et hop, un parcours super long, pénible et coûteux, parce que personne n'a précu de leur poser la question du rapport sexuel?

    cf twitt de jaddo du 5 décembre (je sais pas faire un lien, dsl!)

     

    Et puis arrêtez de tout confondre! Les homos savent qu'ils ne pourront pas plus adopter qu'aujourd'hui, c'est-à-dire presque jamais, des enfants "inconnus". L'adoption, déjà, c'est adopter son enfant, celui qu'on a voulu, qu'on a fait, qu'on élève, et pour lequel on n'est pas sur le livret de famille.

     

    Allez knackie, continue ;-)

    7
    Lily-plume
    Mardi 8 Janvier 2013 à 12:13

    Concernant le mariage, l'adoption et la PMA, je suis à 100% d'accord avec toi.

    Concernant la GPA, je fais partie de ces imbéciles qui sont nées sans uterus (faut bien être con quand même !) et hormis l'adoption, la seule alternative qui s'offre à moi si je veux un jour élever un enfant, c'est la GPA. Et ce qui me semble étrange dans le débat autour de la GPA, c'est qu'il me parait évident que ce ne doit pas être un marché, et que l'appat du gain ne doit pas entrer en ligne de compte un seul instant quand une femme propose de porter un enfant pour un couple qui ne peut pas le faire. 

    Bien sûr que si je me décide pour la GPA et qu'elle n'est toujours pas légale en France à ce moment là (j'y crois pourtant !) je n'irais pas profiter du trafic d'uterus en Inde. Ca me semble pourtant aller de soi.
    Quand ma meilleure amie me dit qu'elle portera mon gosse un jour, bien sûr qu'elle n'envisage pas les euros que ça pourrait lui procurer. 
    Bien sûr que c'est plus qu'un simple don. Pour moi il semble évident que la mère porteuse doit avoir une place dans la vie de l'enfant qu'elle a porté.

    Mais ça me scie les nerfs qu'on réduise le débat sur la GPA à une question de location du corps humain, parce que c'est porter le débat aux dérives de la GPA avant de parler de l'acte en lui-même. C'est comme si on interdisait le don d'organe sous prétexte que certains vendent un rein au marché noir pour rembourser leurs dettes. Ca ne tient pas debout. 

    Certains demandent comment on expliquera ça à l'enfant plus tard. Je ne trouve pas beaucoup plus compliqué de lui dire "Tu vois, Maman était un peu cassée à l'intérieur, alors elle pouvait pas te garder dans son ventre. Donc tata Machine/une gentille dame a accepté de te garder dans son ventre pendant 9 mois, pour que Maman et Papa puissent s'occuper de toi après." plutôt que de lui expliquer l'adoption, et la perspective rassurante pour un enfant que peut-être ses parents biologiques ne voulaient simplement pas de lui...

    8
    lapetitecoco
    Mardi 8 Janvier 2013 à 14:24

    Heu.... l'accès à la pma est un autre problème ????????? Je ne comprends pas. Je crois que c'est justement au coeur du problème !

    Je crois que vous ne comprenez pas bien la nuance de mes propos. Je ne remets pas en cause cette loi, je ne vois pas le probleme sur le plan ethique. Ce qui me chagrine c'est que tout le monde se prend le chou pour l'éthique sans réfléchir au pratique et résultats personne ne sera satisfait :  l'accès à la pma est donc bien au coeur du probleme ainsi que l'accès à l'adoption. Vous dites que la loi ne permettra pas l'acces à la pma mais vous en parlez  alors je me permets juste d'exprimer mes interrogations.

    Ensuite je ne comprends pas pourquoi on n'a pas le droit de soumettre les problemes sans etre taxer d'homophobe. Il faut etre réaliste, si on permet à tous les couples d'adopter et de bénéficier de la pma, un bordel sans nom va en découler ! Pourquoi ne pas , pour une fois, mettre en place des solutions afin d'éviter ce bordel tout en légiférant. On appelle ca la prévention en médecine.  Mais non, le politiquement correct prend le dessus, les gentils et les méchants se battent à coup de "c'est moi qui ai raison" et puis le soir tout le monde rentre chez soi border ses enfants et qui va rester sur le carreau ? Les homos et les hétéros stériles qui n'auront plus que leurs yeux pour pleurer.

    Bon je crois de toute façon que je n'arrive pas à exprimer mon idée et que je vais encore me faire taxer de grosse conne homophobe alors que je suis favorable à cette loi d'un point de vue ethique. Tant pis.

    Ah oui comme je vais me faire traiter de tous les noms autant en rajouter une couche suite à certains commentaires : suivre un protocole de PMA est une épreuve physique et psychologique, le couple est sérieusement ebranlé par ces années de traitements et d'échecs etc...Les patients qui suivent un protocole de pma juste parce qu'ils n'ont pas de rapport doivent etre exceptionnels et je les mets au défi de tenir toutes ces années sans que le couple ne se séparent. Et puis y a un truc qui m'étonne c'est que les dossiers passent devant une commission pluridisciplinaire, c'est très réglementé, le moindre élément manquant dans la paperasse ou dans les examens et toc, le dossier est retoqué. Donc je ne vois pas comment ces couples arrivent en pma s'ils ne cachent pas cet élément. Ensuite un cycle de pma coute une petite fortune, ne pas rembourser la pma voudrait dire qu'on sélectionnerait l'accession à la parentalité par l'argent puisque seuls les gens aisés pourraient en bénéficier, inadmissible et dangereux pour l'humanité à mon sens. Enfin l'adoption n'est pas gratuite, du moins quand vous voulez mettre toutes les chances de votre coté pour avoir un enfant à l'issue. Dire qu'on adopte est politquement correct, dans les faits on achete un enfant il faut etre réaliste, c'est un business dans les pays etrangers.

    Bon bin voilà voilà , vous pouvez vous déchainer sur mon commentaire ! Bisous !

    9
    meldiim
    Mercredi 9 Janvier 2013 à 13:23
    Bon...
    Vous savez Coco, l accès à la pma ou la gpa pour les couples homosexuels ne va pas embouteiller les centres
    de fertilité français. Ces centres, publics et privés, sont en pleine expansion, les techniques sont en plein développement (vitrification), il y a de la place pour tous.
    Le vrai probleme est ailleurs: pourquoi si peu de dons de gamètes en France? Pourquoi pas de gestation pour autrui? Pourquoi si peu de reconnaissance de la stérilité féminine et masculine? Pourquoi ce parcours du combattant pour une adoption?
    En répondant à ces questions, en prenant conscience que la stérilité touche de plus en plus nos générations et devient un réel problème societal, on réformera peut être ce système bidon pour tous les couples.
    Parce que un parcours de pma est très difficile, contraignant et laisse des traces dans le couple (et oui il ne suffit pas de pleurer pour y avoir droit!)
    Parce qu il faudra bien s occuper un jour des homosexuels qui ont de réels problèmes de fertilité (médicalement parlant). Pourquoi avec des pathologies semblables vous êtes prises en charge et moi non, si ce n'est à cause de ma sexualité?

    Je sais bien que vous n êtes pas homophobe. Toutes mes excuses pour ceux qui se permettent de vous juger ainsi, mais nous sommes un peu à cran sur ces sujets en ce moment...

    Je vous souhaite plein de bonnes choses pour votre parcours.
    10
    Anna-
    Mercredi 9 Janvier 2013 à 15:23

    Et le point de vue du bébé, dans la GPA ? On fait comment pour lui faire comprendre pendant sa gestation que la femme qui le porte n'est pas sa mère, les enfants qu'il entend pas ses frères et soeurs, et qu'il ne faut pas s'attacher à tout ce monde-là parce qu'il va les quitter le jour de sa naissance ? De la part d'une sage-femme, ignorer complètement le lien mère-enfant, c'est fort de café...

    11
    Knackie Profil de Knackie
    Mercredi 9 Janvier 2013 à 15:46

    Anna, je n'aime pas parler sans savoir à la place des autres. C'est une question à poser aux personnes issues de GPA, la Grande-Bretagne a un recul d'au moins 25 ans, tu peux te tourner vers là.
    Et oui porter un enfant n'est pas quelque chose d'anodin et c'est dit dans l'article. Pour ça notamment que je pense qu'il faut le faire par réelle envie, sans que l'argent entre en jeu.
    Si tu parles des théories de l'attachement, on admet que le jeune bébé se "pré-attache" à toute personne prenant soin de lui. Ses comportements ne diffèrent pas selon les "caregivers". Ce n'est que vers 2 à 6 mois qu'il distingue les familliers des moins familliers... mais je vais pas faire ici un cours sur l'attachement, par contre, si tu veux en savoir plus, il y a aussi des livres de Bowlby par exemple.

    12
    Anna-
    Mercredi 9 Janvier 2013 à 17:49

    En imaginant qu'il y a un traumatisme fort à la séparation (et je pense que c'est le cas), il me parait évident que les enfants ne vont pas s'en souvenir "tel quel" une fois adulte. Ce n'est pas pour ça que la souffrance du nourrisson qu'on sépare pour toujours de sa mère et de tout ce qu'il a connu in utero devrait être négligée. On sait par exemple qu'un nourrisson reconnaît la voix de sa mère, et les autres voix qu'il a entendues souvent pendant la grossesse (son père, ses frères et soeurs...) Le séparer de tout ça n'est pas anodin. Ne même pas l'évoquer dans le cadre d'une discussion sur la GPA m'est incompréhensible.

    13
    Meldiim
    Jeudi 10 Janvier 2013 à 00:16
    C est marrant...
    Quand la plupart des actrices et femmes d affaire des USA ont recours à la GPA c est normal. Elles continuent leur carrière dans être inquiétées. Et vous continuez à les venerer et les admirer. Alors qu il n'y a rien de médical dans leur choix, juste une envie (égoïste?) de faire passer leur carrière avant leur maternité et leur famille.
    Mais quand c est un couple d hommes, en france, alors là tout le monde crie au scandale.
    Bref.
    14
    elly10
    Jeudi 10 Janvier 2013 à 00:56

    J'aime bien ton article Knackie

    Et j'aime par dessus tout les contradictions des opposants. Je m'explique

    1) On ne va pas légiférer sur un problème (l'homosexualité? un problème?) qui touche une minorité de personnes en France. Soit disant 1% de la population (soit 600 000 personnes), sachant qu'on nous ressort toujours que PLEINS d'homosexuels ne souhaitent pas forcément se marier

    2) Si on autorise l'AMP, le mariage, l'adoption alors les filières d'adoption, les cliniques, les centre de FIV vont être littéralement BLINDEES! Ah bon? Je croyais qu'on était très peu nombreux au contraire!

    Et d'un point de vue purrement médical (je pose mon drapeau arc en ciel pour remettre ma blouse rose), je ne suis pas sure que les lesbiennes embolisent tant que ça les centre de FIV, puisque la population sera du "tout venant", cad des femmes avec une fertilité normale pour la plupart (avec bien sur un pourcentage d'hypofertiles/stériles)... chez qui il n'y aura pas besoin d'enchaîner les FIV/ICSI!

    15
    Anna-
    Jeudi 10 Janvier 2013 à 09:42

    Meldiim, je ne peux pas parler pour les autres, mais en ce qui me concerne le fait qu'on néglige totalement le vécu du nourrison dans la GPA me la rend absolument antipathique, quel que soit le couple qui récupère ensuite l'enfant (homo ou hétéro, hétéro qui aurait pu procréer autrement ou pas). En ce qui concerne les couples d'hommes je me permets néanmoins de faire remarquer qu'il n'y a rien de médical dans leur choix non plus : deux hommes qui n'ont pas d'utérus, sur un plan médical ça me paraît tout à fait normal. 

    16
    Jeudi 10 Janvier 2013 à 12:40

    Meldiim : je ne suis pas sûre d'avoir lu quelque part une vénération ou une admiration particulière pour les "stars" qui médicalisent leurs grossesses pour que ça tombe quand ça les arrange, vite et bien, ou qui ont recours à la GPA pour s'épargner une grossesse, préserver leur périnée ou ne pas mettre en péril leur carrière... enfin en tous cas pas ici.

    Quand à ce que disait la Petite Coco, je n'ai vu aucune trace d'homophobie dans ses propos... Juste "faudrait pas oublier de régler les problèmes déjà existant avant de les majorer..."
    Je n'ai honnêtement pas idée du nombre d'homosexuelles qui seraient concernées par la PMA, mais ça reste logique de dire que si plus de monde a accès légalement à la PMA, il y aura plus de monde dans les centres. Rien d'homophobe la dedans.

    Après si les centres sont en pleine expansion tant mieux, ce n'est pas mon ressenti mais c'est peut être le cas. Et effectivement contrairement aux "infertiles hétéro", les homosexuelles n'ont à priori pas de problème d'infertilité biologique (enfin pas plus que la population générale quoi) donc on espère besoin de moins de traitements et de moins d'essais...

    Ca n'empêche qu'il faudra tout de même réfléchir à adapter et aggrandir les structures, parce que même si ça concerne 1% de la population, la majorité de ce 1% y aura recours, contre une minorité d'hétéro (je sais pas si je suis claire là en fait). Au sein de la population hétéro, c'est une minorité qui aura recours à l'adoption et la PMA, tandis qu'au sein de la plus faible population homo, ce sera une majorité d'entre eux.

    Il y a des chances qu'au sein des centres de PMA les hétéros restent plus nombreux, enfin c'est l'idée que je me fais, mais je suis pas sûre que l'augmentation des couples pris en charges soit négligeable.

     

    Et il reste le fait que les dons de gamètes et le nombre d'enfants adoptables n'augmentent pas spécialement... ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas légiférer sur la question, mais faut pas se voiler la face non plus.

    17
    Meldiim
    Jeudi 10 Janvier 2013 à 13:28
    Bon, j ai dû mal me faire comprendre.
    Il n y a pas d'homophobie chez les couples heteros en cours de pma/amp... Juste des craintes légitimes de rencontrer encore plus de difficultés dans leurs parcours, déjà très difficiles et complexes. J accepte totalement leurs questionnements et la remise en cause de ce projet de loi.
    Ensuite il me parrait étrange de refuser ce projet de loi sous les seuls arguments de: il n y aura pas assez de gamètes, pas assez d adoptés, pas assez de place dans les centres...
    J essaie dans mon premier message justement de vous orienter à vous poser les bonnes questions. Pourquoi n y a t il déjà, en France, pas assez de donneurs de gamètes, et que pouvons nous faire pour que cela change? Pourquoi ces parcours de pma/amp sont des parcours du combattant? Et je ne parle même pas de l adoption.
    Peut être que ce projet de loi sur la famille pourrait répondre à ces questions, et améliorer les choses non?
    Et enfin... Oui dans l ouverture de la pma ou de la GPA aux homosexuels il n y a pas de notion de "médical", ce ne sont pas des couples qui ont des problèmes de fertilité à la base. Cette notion est importante car elle conditionnera le remboursement de ces parcours (autre grand problème). Mais cela exclut arbitrairement une minorité de couples homos avec de réels problèmes (médicalement parlant) de fertilité. Alors vous me direz, une minorité de minorité ce n est pas très important. Oui mais ne pas autoriser des soins à quelqu un en raison de son orientation sexuelle cela s appelle une discrimination.
    Ces projets de loi ont au moins le mérite de mettre en lumière une situation qui nous pourrit bien la vie, et d essayer d y trouver des réponses.
    J espère avoir été plus claire (ou pas), et merci de cette discussion ouverte.
    (et pardon de squatter les commentaires de cet excellent blog)
    18
    Jeudi 10 Janvier 2013 à 14:06

    Non non tu es claire, je ne te répondais pas spécifiquement (à part dans la toute première partie de mon message) mais il m'a semblé que tout le monde n'avait pas compris le fond du message de Coco.

    Comme je l'ai dit, il n'est pas question de refuser le débat sur ces seuls prétextes. Comme tu le dis, c'est justement l'occasion de mettre en lumière d'autres problèmes déjà existants.

    Concernant l'adoption je pense qu'on est d'accord pour dire qu'il n'est pas souhaitable que le nombre d'enfants adoptables augmente... Concernant le don de gamète je pense que c'est hyper perso... ça reste le don d'une des parties les plus intimes de soi.

    Si on en reste à une forme de "don", et je pense que c'est préférable, t'élimines ceux qui le feraient pour l'argent, reste que le don désintéressé, et donner ses gênes, c'est autrement plus personnel que donner son sang. Tout comme dans certains couples homo, le filiation biologique est plus importante pour l'un(e) que pour l'autre; et je pense que ça reste une réserve importante pour beaucoup de gens...

    Tout comme certains pour le don d'organes, voire le don du sang; même si pour nous ça paraît parfois abberant. Après c'est vrai qu'il y a très peu de communication sur cette forme de don.

    Par contre je ne comprends pas quand tu parles de refus de PMA aux homos médicalement infertiles alors que les "fertiles" y auraient droit ?

    19
    Meldiim
    Jeudi 10 Janvier 2013 à 15:21
    (Je parle de refus de pma aux homos infertiles car les lois actuelles empêchent tout simplement son accès aux homos.

    En fait la pma/amp est proposée aux couples: ce n est pas l individu qui est traité mais le couple dans sa globalité. Donc ce n est pas legalement accessible aux couples homosexuels, quels que soient les raisons médicales qui les touchent.
    On peut également intégrer un cycle de pma en tant que célibataire. Mais je ne vois pas l intérêt de nier son couple pour avoir le droit d accéder à la pma. Cet enfant naîtra dans un foyer, de l amour de ses parents, présents dans sa vie depuis sa conception sinon cela n a pas de sens. )
    20
    Jeudi 10 Janvier 2013 à 15:42

    Vi vi OK, je croyais qu'on parlait de refus aux homos infertiles quand bien même la PMA serait ouverte à tous, et là je ne comprenais plus du tout.

    Mais on est d'accord qu'actuellement c'est complètement illogique d'ouvrir la PMA (et l'adoption) aux célibataires alors qu'elle est refusée aux homos...

    21
    Anna-
    Jeudi 10 Janvier 2013 à 16:03

    La PMA n'est PAS ouverte aux célibataires en France. L'adoption l'est, mais c'est une survivance de la guerre où il y avait beaucoup d'orphelins et pas assez de familles pour les accueillir.

    22
    Jeudi 10 Janvier 2013 à 17:56

    Je me disais aussi que j'avais loupé un épisode.

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    23
    lapetitecoco
    Vendredi 11 Janvier 2013 à 22:45

    Je confirme que la pma n'est pas ouverte aux célibataires, il faut faire preuve d'une vie commune depuis au moins 2 ans, même un Pacs récent ne marche pas.

    Ensuite, les centres de pma ne sont pas en expansion, au contraire, certains sont sur la cellette puisque non rentables et n'atteignent pas les objectifs nationaux. Certains vont donc fermer... Et le nombre de couples qui s'y presentent est en forte augmentation pour de multiples raisons, principalement pcq les femmes font des études supérieures et retardent leur désir de grossesse d'où l'augmentation d'infertilité. Sans compter que les hommes sont de moins en moins fertiles. Donc je vous confirme que ca bouchonne déja, il faut actuellement 3 mois pour bénéficier d'un rv à la pma puis 3 mois d'attente pour bénéficer du traitement et de la fiv. Quand tu vois les plannings des gynecos de la pma bin c'est simple y bouffent pas, c'est 7 heures 18 heures non stop avec un rv tous les quarts d'heure, ils jonglent entre les consult , les ponctions d'ovocyte et les tranferts d'embryon entre 2 consultations. Alors non on ne peut pas dire qu'il y ait de la place pour tous.

    De plus, il n'est pas acquis que 2 personnes fertiles qui ont recours à la pma aient besoin de moins de fiv pour obtenir une grossesse, c'est bien plus complexe que ca scientifiquement, les étpaes de manipulation sont nombreuses.

    Et puis, la différence c'est que les hétéros infertiles n'ont pas le temps d'attendre je m'explique : les couples ont souvent attendus des années avant de se presenter à la pma et quand ils en ouvrent la porte ils ont plus de 30ans et à partir de 35 ans, les chances de réussites s'amenuisent comme peau de chagrin. Quand tu es homo bin tu sais d'emblée que tu ne pourras pas avoir d'enfant sans passer par la pma donc il est fort probable que tu t'y presentes avant 35 ans.

    Quant aux dons de gametes, je vous invite à vous renseigner de savoir comment se passe une ponction d'ovocytes. C'est comme quand tu fais une FIV, tu te tappes 15 jours de piqouses dans le bide avec les eventuels effets secondaires puis tu as le droit à ta petite anesthesie generale pour la ponction. Ca n'est donc pas la petite branlette de nouille en regardant un porno comme pour les mecs excusez moi du terme ! Donc je comprends que les nénettes ne veuillent pas filer leurs gametes.

    24
    Knackie Profil de Knackie
    Vendredi 11 Janvier 2013 à 22:57

    Rectifications scientifiques par rapport au commentaire de la petite coco, on ne commence pas par une FIV d'emblée, surtout pour une patiente a priori fertile, mais par une insémination artificielle, beaucoup moins complexe vu qu'il s'agit d'introduire quelques spermatozoïde dans l'utérus et non de créer un embryon in vitro pour ensuite l'implanter.
    De plus le recours à un centre de PMA n'est pas la solution obligatoire pour un couple lesbien d'avoir un enfant biologique, je pense notamment à l'insémination artisanale comme peuvent la pratiquer les couples séro-différents (homme HIV neg et femme HIV +), le tout est d'avoir du matériel masculin à disposition... ce qui pour un couple lesbien n'est pas un évidence, surtout si on refuse l'idée d'une co-parentalité avec le père biologique.

    Enfin le raisonnement de "de toute façon il y a déjà trop de monde" est caduque, aussi peu convainquant que si je disais "ya trop de monde dans les centres de pma, autorisons aux homo et interdisons aux hétéro ils en ont déjà assez profité". Tout est question de volonté politique. Si on voulait des centres de PMA qui tournent bien, on y mettrait de l'argent. Si on ouvre la PMA, il parait logique de donner les moyens à ces centres de fonctionner et si ce n'est finalement pas le cas, ce sera un autre combat à mener.

    Et puis, les conditions d'accès à la PMA actuellement en France sont rappelées dans l'article, effectivement, les célibataires et "jeunes couples" non mariés sont exclus.

    25
    lapetitecoco
    Dimanche 13 Janvier 2013 à 18:38

    Rectifications scientifiques : l'IACest moins complexe sur le plan technique certes mais nécessite le même investissement de la pma puisqu'il y a une stimulation ovarienne, ce qui signifie le meme traitement, le meme nombre de consultations, d'échographies et de prises de sang à savoir le pack cs + echo + bio tous les 2 jours pendant 10 à 15 jours. Donc point de vue pratique iac ou fiv meme combat. Quand je prends mon exemple le centre de pma est le seul de la région (je dis bien region et non département) géré par 3 gynécos. Il est donc facile de comprende qu'il faille 6 mois entre le 1er rendez-vous et l'iac ou la fiv. 6 mois quand le temps est compté c'est énorme.

    Rectifications sur l'iac artisanale, il est évident qu'accorder l'acces à la pma permettra heureusement de ne plus y recourir.Rectifications sur la logique de donner les moyens à la pma si on l'ouvre aux homos, c'est peut-etre logique dans votre tete mais ca ne l'est pas dans la tete des politiques puisque tout est fait pour les fermer en ce moment questions d'économie de santé faite par des comptables....

    Rectifications sur l'ensemble du débat : il n'est pas possible d'en parler concretement puisque personne ne s'écoute et n'essaie réellement de comprendre les craintes des uns et les revendications légitimes des autres de maniere intelligente. Peine perdue que de s'exprimer.

    26
    Lundi 14 Janvier 2013 à 22:13

    J'ai juste envie de te dire Merci ! Merci pour ce billet si bien écrit, si parlant et si juste ! Et Merci de rester si pro et si zen face à certains commentaires...

    27
    ES
    Mercredi 16 Janvier 2013 à 00:09

    "Si on voulait des centres de PMA qui tournent bien, on y mettrait de l'argent. Si on ouvre la PMA, il parait logique de donner les moyens à ces centres de fonctionner et si ce n'est finalement pas le cas, ce sera un autre combat à mener."

    Il me semble qu'il n'y a pas qu'une question de "moyens": à l'heure actuelle, les dons de gamètes sont nettement inférieurs aux "besoins", les dons d'ovocyte sont rarissimes (et comme l'a fait remarquer lapetitecoco, étant donné les contraintes médicales, et les risques éventuels de complications, ce n'est guère surprenant) et même les dons de sperme sont trop peu nombreux. Il me semble que pour un couple infertile qui nécessite une insémination ou FIV avec don de sperme, il y a des délais d'attente de 12-18 mois selon les CECOS. D'ailleurs, il y a aussi des couples hétéros qui vont à l'étranger pour diminuer les délais d'attente (en particulier lorsque la femme approche de la quarantaine): s'il y a plus de dons de sperme disponibles en Belgique, il me semble que c'est parce que certains cliniques importent du sperme du Danemark, pays où les dons sont rémunérés (même chose avec les dons d'ovocyte en Espagne: les donneuses ont un "dédommagement" de 900 euros par don, et à ce que j'ai lu, il y a par exemple plus de dons au moment de la rentrée universitaire, quand certaines étudiantes ont besoin d'argent...)

    Je suis bien d'accord sur le fait que ces questions "pratiques" ne devraient pas à elles seules orienter la réponse dans un sens ou dans l'autre en ce qui concerne l'ouverture de la PMA aux couples de même sexe, ou l'autorisation de la GPA. Mais je comprends un peu l'énervement de lapetitecoco, au sens où on a l'impression qu'une bonne partie des politiques et des journalistes qui s'expriment sur ce sujet n'ont absolument pas pris la peine de se renseigner sur le sujet (un peu comme sur l'adoption d'ailleurs: quand on lit par exemple Olivier Py qui déclare "Quel destin préfère-t-on pour ces milliers d'orphelins ? Un orphelinat à Mogadiscio ou deux parents du même sexe, aimants et attentifs ? Qui peut défendre qu'il y ait moins d'enfants du tiers-monde qui accèdent à nos soins, à notre éducation, à notre paix ?", ça paraît bien à côté de la plaque quand on sait que pendant les 10 dernières années il n'y a eu absolument aucune adoption par des français en Somalie, et que plus généralement quasiment tous les pays du monde ouverts à l'adoption internationale refusent les adoptions par des couples de même sexe...)

    Cela dit, ça n'autorise pas à parler d''achat d'enfants" au sujet des adoptions à l'étranger... Là aussi, se renseigner un peu plus ne ferait pas de mal.

    Meldiim: "Pourquoi ce parcours du combattant pour une adoption?" Principalement parce qu'à l'heure actuelle, il y a (en France et dans le monde) beaucoup moins d'enfants adoptables que de candidats à l'adoption (hormis pour les enfants de plus de 6 ans et/ou avec de gros problèmes de santé, que moins de gens sont prêts à adopter), et que cette tendance se renforce chaque année: en France, il y a de moins en moins d'enfants nés sous X (et on ne peut guère le regretter), à l'étranger, certains pays se ferment à l'adoption internationale parce qu'ils favorisent les adoptions internes au pays (par ex la Chine), d'autres parce qu'ils se sont enrichis au cours des dernières décennies (par ex la Corée), d'autres pour des raisons politiques ou religieuses (par ex le Malie récemment, Haïti suite au séisme), et certains pays ont toujours refusé les adoptions, par ex pour raisons religieuses (quasiment tous les pays musulmans), ou parce que leur état-civil est trop peu fiable ou trop corrompu pour assurer des adoptions correctes... Certains prévoient qu'à terme, les adoptions ne concernent plus que les enfants "à particularités" (grands ou ayant des problèmes de santé). Par ailleurs, je connais des adoptants qui réfutent ce terme de "parcours du combattant" (en particulier en faisant remarquer que, quelles qu'aient pu être les difficultés vécues au cours de leur parcours, c'est souvent négligeable par rapport à ce qu'a pu subir leur enfant adoptif dans sa petite enfance...)

    28
    ES
    Mercredi 16 Janvier 2013 à 00:18

    PS: au sujet de la GPA au Royaume-Uni: certes la GPA "altruiste" y est autorisée, mais il y a beaucoup moins de "gestatrices" (quel drôle de terme, on croirait qu'on parle d'un animal...)que de demandes, donc cela n'empêche pas certains couples d'aller faire du "tourisme procréatif" dans les quelques pays où la GPA commerciale est autorisée (certains états des Etats-Unis, Russie, Inde, Ukraine...), et qui sont sans doute les seuls pays où l'"offre" est importante.

    Par ailleurs, il me semble que la GPA "altruiste" peut aussi pose pas mal de questions délicates (et certaines se sont déjà posées aux Etats-Unis, en particulier): que faire par exemple lorsque l'enfant présente une malformation, et que les parents "d'intention" veulent faire une IMG, mais pas la gestatrice ? Ou inversement, lorsque celle-ci vit mal la grossesse et veut faire une IVG ?
    Que faire si les parents décèdent tous deux en cours de grossesse et que donc l'enfant se retrouve orphelin dès la naissance ? Faut-il laisser ou non un délai à la gestatrice pour changer d'avis après la naissance ? Au Royaume-Uni, celle-ci a un délai de 6 semaines pour décider si elle va garder l'enfant ou pas.

    29
    Benoit F
    Mardi 22 Janvier 2013 à 01:34

    Merci pour cet article qui a le mérite de poser clairement les choses, en les nommant. Cependant, j'ai un "mais". En effet, à propos des mères porteuses (GPA, c'ets effectivement vachement plus glamour, ça me fait penser à tous ces mots qui fleurissent pour éviter de continuer à exprimer ces mots si vilains à entendre...), la vision humaniste ne devrait pas parler argent du tout. En effet, si tu veux vraiment aider ton prochain, tu n'attends rien en échange (excusez-moi de poser la question : pourquoi tu le fais ?), sinon ce n'est plus un don. Ca devient un service.

    De plus, je m'étonne encore du principe du "droit à l'enfant". Je veux dire (et ça n'a rien à voir avec l'orientation sexuelle des parents), on est tous d'accord qu'un enfant, pour se réaliser a droit, a besoin de parents (NB : parent = fonction d'individu protégeant un enfant, promouvant à ses besoins, et lui permettant de devenir ce qu'il est) comme dirait Winnicott, "suffisamment bons" (admettons qu'on soit dans l'ensemble, "pas trop mauvais").

    Mais un adulte, lui, aussi, a-t-il besoin (donc droit) d'un enfant pour se réaliser ? Faire un enfant est un des chemins possibles. Cela ne veut pas dire qu'il faille l'emprunter à tout prix.

    La Grossesse pour autrui, ok, pour moi. Gratuite. Seul gage d'un don véritable. Et la seule rétribution financière (ou alternative) qu'on puisse espérer ne dépendrait que des gens qui accepteraient ce don.

    30
    Knackie Profil de Knackie
    Mardi 22 Janvier 2013 à 13:59

    Benoît>> Il existe plein de raisons de vouloir un enfant dont la plupart sont affectives et amènent vers un désir... intense pour certains. Désir d'enfant et désir d'enfant biologique pour d'autres. Personnellement, je ne comprends pas vraiment l'intérêt d'avoir un enfant biologique avec nos propres gènes à tout prix et si je devais avoir un enfant je préfèrerais grandement l'adoption qui m'éviterait la médicalisation de la conception. Pour les femmes il y a aussi le désir de grossesse et je n'ouvre pas cette boite de pandore, mais c'est à prendre en compte. Le soucis c'est que l'adoption n'est pas plus simple ni moins couteuse que la PMA. En France très peu d'enfants adoptables et encore moins de nourrissons. A l'étranger, il faut des frais, beaucoup, du temps, beaucoup et pour un couple homosexuel c'est encore moins évident. Et puis adopter c'est aussi accueillir un enfant avec un passé.

    Le droit à l'enfant, je ne comprends pas ce concept. Il y a un droit DE l'enfant d'avoir deux parents juridiquement et c'est ce que propose la loi Mariage Pour Tous qui souhaite officialiser des miliers de familles (avec l'adotion pour les couple homo qui permet alors au conjoint parent officieux de devenir parent officiel). Droit A l'enfant pour la PMA ? Non... juste une mise à niveau des lois pour tout le monde sachant qu'une famille homoparentale n'est initialement pas plus horrible qu'une hétéro. Après, j'aurais effectivement du mal à défendre la PMA que ce soit pour les hétéro ou les homo car je ne suis pas farouchement attirée par elle... je la vois comme une substitution à une adoption compliquée. Et c'est dommage.

    Enfin si GPA il y a on ne doit clairement pas gagner d'argent avec. Et comme le dit ES ça pose aussi d'autres questions notamment lorsque le foetus ne va pas bien.

    31
    Anna-
    Vendredi 25 Janvier 2013 à 10:20
    Anna-

    Je te cite :  Droit A l'enfant pour la PMA ? Non... juste une mise à niveau des lois pour tout le monde sachant qu'une famille homoparentale n'est initialement pas plus horrible qu'une hétéro.

    Quand on lit les lois de bioéthique, on comprend que l'enjeu est différent. La PMA est autorisée pour les couples hétérosexuels en âge de procréer infertiles au nom du droit à la santé : on considère la fonction reproductrice comme une fonction comme une autre, qui doit pouvoir fonctionner normalement. Or un homme et une femme, en page de procréer, qui couchent ensemble suffisemment souvent et qui néanmoins n'ont pas d'enfants, ça veut dire que quelque chose cloche. D'où la "solution" de la PMA, pour "réparer" une fonction reproductrice en panne. 

    Qu'un homme et une femme mariés mais qui ne couchent pas souvent ensemble n'aient pas d'enfants, c'est médicalement tout à fait normal : c'est pour ça qu'on n'ouvre pas la PMA aux couples dont un membre est en prison, par exemple. http://www.academie-medecine.fr/Upload/AMP%20en%20prison%20final.%202%20V2.pdf

    Qu'un homme et une femme qui ne sont plus en âge de procréer n'arrivent pas à avoir d'enfants, c'est là encore médicalement normal : c'est pour ça que la PMA n'est pas ouverte aux femme de plus de 43 ans (il y a une limite d'âge pour les hommes aussi, je ne me souviens plus laquelle). 

    Que deux hommes ou deux femmes, en âge de procréer, n'arrivent pas à avoir d'enfants, là encore médicalement rien d'anormal. 

    Donc tu vois bien que si on ouvre la PMA aux couples homos ou aux femmes seules, on change complètement le sens de la loi de bioéthique et on crée un droit A l'enfant qui n'existe pas actuellement. 

    32
    Knackie Profil de Knackie
    Vendredi 25 Janvier 2013 à 16:34

    Anna- comme expliqué dans l'article, la PMA existe en cas d'infertilité du couple. C'est le couple le "patient". Les individus de ce couple n'ont pas forcément de problèmes médicaux (infertilité inexpliqué, femme fertile associée à un homme infertile, hypofertilité des deux etc...). On ne dit pas à une femme sans soucis associé àun homme sans spermatozoïdes d'aller coucher ailleurs. Un couple homosexuel est de fait infertile. Ca ne me choque donc de leur autoriser la PMA. D'autant plus que l'orientation sexuelle n'est pas un choix. Il y a autant de droit A l'enfant pour un couple hétéro souhaitant se lancer dans un parcours de PMA, que pour un couple homo.
    Concernant l'incarcération, je rejoins effectivement l'avis de l'académie de médecine, mais comparer un couple homosexuel vivant ensemble et un couple gétéro dont l'un de ses membres est incarcéré, je ne comprends pas vraiment le rapport. o_O  Surtout que si on veut fonder une famille et éduquer un enfant, il existe quand même de multiples moyens d'éviter l'emprisonnement.

     

    Concernant la limite d'age. C'est uniquement pour les femmes. Et là aussi ça peut être sujet à discussion. D'autres pays ont choisi de ne pas limiter. Il ne faut pas perdre de vue qu'une grossesse chez une femme plus agée, est également plus à risque que ce soit pour l'enfant ou la mère. Un parcours de PMA avec une stimulation ovarienne est également plus à risque. On augmente donc le taux de moribidité, voire, de mortalité et c'est à prendre en compte. De plus le risque d'échec est grand. Ce genre de consédération n'existe pas chez un couple homo "jeune".

    Concernant les loi de bioéthique, elles ont vocaction à changer... elles sont censées être revues tous les 5 ans. Ce n'est pas quelque chose de figé, au contraire. La base de l'éthique est la réflexion et le changement qui e=peut en découler.

    33
    Anna-
    Vendredi 25 Janvier 2013 à 16:59
    Anna-

    A vrai dire, la loi de bioéthique dit que l'infertilité doit être diagnostiquée : d'après ce que je comprends, pas mal de gynécos passent outre. 

    Je voulais simplement t'expliquer que pour l'instant la loi a une logique (la PMA comme solution médicale à un problème médical : réparer une fonction qui ne marche pas) et que l'ouvrir aux femmes célibataires ou aux couples homos la ferait passer à une autre logique, qui selon moi s'apparente à un droit à l'enfant. L'exemple des couples dont un membre est en prison était pour expliquer que c'est un cas (parmi d'autres) ou c'est normal, médicalement parlant, que ça ne marche pas, et où donc la PMA ne se justifie pas selon la loi actuelle. 

    (Mutliples moyens d'éviter l'emprisonnement ? Je ne vais pas rentrer dans les détails parce que ce n'est pas le sujet, mais on dirait que tu ignores l'existance de la détention préventive (où on est avant d'être jugé, parfois un bon bout de temps) et des erreurs judiciaires... Certes c'est une minorité, mais on peut être innocent en prison !)

    34
    Knackie Profil de Knackie
    Vendredi 25 Janvier 2013 à 18:20

    Anna- On dit la même chose. Dans un couple homosexuel la fonction de reproduction est altérée, le recours à la PMA semble légitime. Toujours, en voyant le COUPLE comme patient.
    Ensuite, je n'ai pas parlé de l'ouverture à la femme célibataire, ce n'est pas le sujet... et effectivement, elle n'est pas en couple. La PMA en France, à la base tourne autour du couple, après on peut toujours discuter pour changer ça,mais ce n'est pas le sujet de l'article.

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